Le monde qui nous entoure, et la vie que chacun a ;
Quand on est petit, on pense à plein de choses,
On s'imagine une vie plus tard, une vie toute rose ;
On se voit coiffeuse, maquilleuse ou même mannequin,
Une grande maison, une belle voiture et un p'tit chien ;
On s'imagine la vie qu'on a quand on est grand,
Tous ses amis, ses parents et pourquoi pas des enfants ;
Tout le monde s'abandonne à ses rêves d'enfants,
Enfant fragile ou pas facile mais pas méchant ;
Comme tout le monde, j'avais mes rêves d'adolescent,
Du chemin à faire, pour y arriver, au fil des ans ;
Aujourd'hui, je m'assoie là et fais le bilan,
De cette vie, que je construis, en tant que grand ;
Pas toujours facile, de ne plus être une enfant,
L'adolescence et l'insouciance, a fait son temps ;
De tous ces rêves, que j'avais, auparavant,
Une partie, s'est exhaussée, en grandissant ;
De ce sud, et son soleil, illuminant les plages,
J'avais rêvé, y faire ma vie, au fil de l'âge ;
Aujourd'hui, ce rêve enfin se transforme,
En conte de fée, poudre magique, et tout prend forme,
Depuis deux ans, je vis dans cette ville, qu'est Narbonne,
Je fais ma vie, sous le soleil, qui illumine, les plages d'automne ;
J'ai tout quitté, mon petit village, et ma famille,
Tous mes amis, mon club de hand, j'suis plus une petite fille ;
Pas toujours facile, d'être si loin des siens,
Mais même ici, il y a des gens très bien ;
Etant petite, je jouais souvent, la secrétaire,
Avec ces vieux papiers, que m'avait donnés ma mère ;
Puis j'ai grandi, presque une adulte, pas moins enfant,
Je cultive toujours en moi, une part d'adolescent ;
Parfois rebelle, plus ou moins belle, petite femme maintenant,
Pas secrétaire, mais assistante, de direction, merci maman ;
Cette fille qui t'aime, grandit sans toi, mais grâce à toi,
Merci maman, pour tes valeurs, et de toujours être là ;
Et toi papa, que j'aime autant, profondément,
Beaucoup absent, mais travailleur, pour tes enfants ;
Vous remercier, toi et maman, n'est pas assez,
Je suis une femme, à caractère, mais bien élevée ;
Tous ces efforts, toute votre vie, ont un prix fort,
Vos deux enfants, se sont construits, une route en or ;
Pas toujours rose, parfois bien grise, mais sans noirceur,
Une belle enfance, grâce à des parents, au très grand c½ur ;
La vie est pleine, d'un tas de choses, qui blessent le c½ur,
Mais j'ai appris, avec le temps, à ne plus en avoir peur ;
Chaque jour j'avance, si loin de vous, mais à toute heure,
Je pense à vous, qui m'avez faite, que du bonheur ;
Mes rêves d'enfant, j'y suis fidèle, et j'en suis fière,
Je réalise, tous ces projets, qui m'étaient chers ;
Parlons aussi, de ce qui depuis des années me passionne,
Toujours autant, même plus qu'avant, je m'y adonne ;
Je parle handball, sport de contact et collectif, si enjôleur,
Sur le terrain, ça prend aux tripes, tout faire pour être vainqueur ;
Nouvelle ville, nouvelles méthodes, nouvelle équipe,
Groupe éclectique, toutes talentueuses, groupe idyllique ;
Mais comme partout, il y a des vices, très bien cachés,
Ce nouveau groupe, si prometteur, n'est pas soudé ;
Des prises de têtes, des coups de gueule, mais faut l'avouer,
Dans cette équipe, trop de diamants, qu'on n'peut quitter ;
Il n'y a pas que ces filles, que j'ai ici adoptées,
Moi entraîneur, jamais je ne l'aurais pensé ;
J'y ai songé, rendre service, pouvoir aider,
Être à la tête, d'une toute petite armée ;
Aujourd'hui c'est chose faite, j'suis entraîneur, et manageur,
Avec cette fille, colocataire, coéquipière, et amie au grand c½ur ;
Je suis si fière, de ces jeunes filles, si attachantes,
Vous les Muppets, vous dans ma vie, vous en faites, partie intégrante ;
Malgré ces petits dilemmes, pas bien méchants, je l'reconnais,
La vie avance, ma route se forge, c'est à peu près ce dont j'rêvais ;
Soyons lucide, dans la vie on n'a pas, toujours c'qu'on veut,
En regardant derrière soi, on se rend compte, qu'on est chanceux ;
Je vous le dis, moi je le suis, de vivre ici, je suis chanceuse,
Sud de mes rêves, enfin j'y suis, et très heureuse ;
Ma vie s'construit, petit à p'tit, au fil des jours,
Maman, papa, à vous je dois, tous ces beaux jours,
Pas de secret, pour y arriver, faut une forte volonté,
Partir toute seule, si loin des siens, et sans pleurer ;
Pour enfin être, de ses parents, une fierté,
Moi j'ai pleuré, parfois toute seule, mais j'suis restée ;
Le bilan de ma vie, jusqu'à aujourd'hui, est terminé,
Vous l'aurez compris, j'aime être ici, et je suis fière de qui je suis ;
Pas prétentieuse, juste femme heureuse, de ce qu'elle vit,
Les p'tits bobos, où tous les maux, font notre vie ;
Ainsi prenez, tous ces mots comme, vous l'entendrez,
Je voulais juste, communiquer, mes joies, mes peines, pour vous aider ;
La vie s'efforce, de nous forger, les uns les autres, un caractère,
Aimez vous tous, accrochez-vous tous, à vos plus beaux rêves ;
Pour arriver, à tous ces rêves, qu'étant enfant vous avez faits,
Vivez chaque jour, des choses folles, on n'sait pas d'quoi, demain est fait ;
Qu'importe les autres, et leur regard, soyez vous-même,
Toujours enfant, devenu grand, parc' qu'il avait des rêves
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